Le RDF expliqué au SemanticCamp Paris
Une série de 10 vidéos avec des explications sur le RDF et un débat sur l’avenir du Web Sémantique lors du SemanticCamp de Paris.
La première des vidéos explique très bien l’objectif du RDF:
Pour visionner les autres vidéos et le débat intéressant qui en découle (le Web Sémantique serait-il un progrès ou une régression?), rendez-vous sur sur le site W3 French.
Via Nicolas Cynober
A la découverte de la planète web sémantique
Pourquoi veut-on un Web Semantique ?
Le World Wide Web est lisible par les machines, mais pas compréhensible par les machines.
Les machines sont capables de lire la syntaxe (html) d’une information sur Internet, mais ne sont pas capables d’en comprendre sa signification (sémantique). D’où l’émergence de nouveaux modèles comme les microformats et RDF (Resource Description Framework) pour donner de la sémantique (signification) aux données se trouvant sur le Web.
Via Le Blog à Ollie
Making Sense of Semantic Web
Nova Spivack, créateur de Twine, est un évangélisateur du Web Sémantique:

Je retiendrai de cette présentation le phrase suivante: “The Semantic Web is a web of semantic webs”
Le web sémantique en entreprise
Le web sémantique est une initiative du W3C qui reste encore un domaine de spécialistes. Les spécifications du W3C dans ce domaine proposent différents langages et outils (RDF, OWL, SPARQL…) qui permettent de représenter et corréler l’information publiée sur le web.
En comparaison des microformats, le framework du web sémantique permet de définir des modèles plus expressifs, rigoureux et formels. Alors que les microformats s’adressent à des problèmatiques spécifiques (relations simples entre individus, cartes de visites, tags, révisions, événements…), le web sémantique permet de représenter et modéliser n’importe quel type d’information. Le niveau d’expression des microformats reste un ton en dessous de celui de RDF. Si RDF et OWL ont pour objectif de rendre le web intelligible aux machines, les microformats, eux, sont avant tout destinés aux humains, et peinent donc à lever certaines ambiguïtés qui persistent sur le Web.
Outre le manque d’outils réellement matures destiné à tous les publics pour formaliser les informations du web, adopter une démarche sémantique dans les organisations et entreprises soulève des enjeux stratégiques majeurs et immédiats: celui de pouvoir lier les informations les unes aux autres, celui de créer plus simplement des services intégrés à destination des internautes, et surtout celui de disposer d’une représentation pérenne et extensible des informations.
Clever Age a publié un article qui met en évidence les enjeux et intérêts d’adopter le web sémantique au sein des entreprises. Une lecture enrichissante qui décrit comment et à quel niveau sémantiser l’information disponible dans les entreprises.
http://www.clever-age.com/spip.php?page=article&id_article=498
W3C Semantic Web Frequently Asked Questions
Le World Wide Web Consortium met à disposition une page de FAQ’s qui offre des réponses à toutes les questions que l’on peut se poser autour du web sémantique.
- Qu’est ce que le web sémantique?
- Quelles sont les technologies en relation avec le web sémantique?
- Comment puis-je participer au web sémantique?
- Questions sur RDF, Ontologies, SPARQL, Rules
- …
This is not unlike the usage of hyperlinks on the current Web that connect the current page with another one: the hyperlinks defines a relationship between the current page and the target. One major difference is that, on the Semantic Web, such relationships can be established between any two resources, there is no notion of “current” page. Another major difference is that the relationship (i.e, the link) itself is named, whereas the link used by a human on the (traditional) Web is not and their role is deduced by the human reader.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le web sémantique et que vous n’avez jamais osé demandé:
W3C Semantic Web Frequently Asked Questions
Google’s Last Dance?
La recherche sémantique annoncerait-elle la fin de Google? C’est la question que se pose Titus Hoskins au travers d’un article publié sur SiteProNews.
Les moteurs de recherches sont sans aucun doute le coeur, l’âme et le cerveau du Web. Etre référencé sur les premières pages de ces moteurs en fonction de certains mots-clé est le casse-tête journalier des webmasters et autres spécialistes SEO.
La Wikipedia définit la recherche sémantique comme “the evolving process of taking all the content on the world wide web and expressing it not only in natural language, but also in a form that can be understood, interpreted and used by software agents, thus permitting them to find, share and integrate information more easily”.
Trouver et construire les formats et frameworks au travers desquels toutes ces données puissent être traitées, compilées et obtenir des résultats sensés en fonction de la signification naturelle d’une requête est l’objectif des moteurs de recherche sémantique. Des technologies comme RDF, OWL et les microformats auront très certainement un rôle important à jouer dans le futur du Web sémantique.
Google devrait-il se diriger vers la recherche sémantique s’il veut avoir un chance de survivre dans le futur des recherches sur le Web?
On peut d’ailleurs déjà constater que des recherches sur des moteurs de blogs comme Technorati ou sur les marqueurs sociaux de type del.icio.us offrent souvent des résultats plus pertinents et intéressants que les requêtes effectuées sur Google. En allant encore plus loin, les moteurs basés sur la signification des requêtes (questions, phrases…) comme Hakia vont-ils être plus performants que les moteurs basés sur des simples mots comme le propose Google?
L’algorithme de Google qui définit le ranking des résultats reste obscur et sujet à de nombreuses discussions et interprétations. Les différents exemples de Google bombing ont aussi démontré la faiblesse de cet algorithme. Google reste un système élitiste où les sites et contenus sont jugés par leur Page Rank. On voudrait croire le moteur de Google démocratique, où les contenus de meilleure qualité apparaissent en première page, mais faut-il le croire? L’information est une chose, mais les opinions et la qualité de celles-ci en est une autre.
Les moteurs sémantique ont devant eux un sacré challenge:
- Savoir interpréter le langage naturel des humains.
- Avoir à disposition un World Wide Web organisé qui rassemble des contenus formatés et identifiés de manière standard.
- Etre capables de retourner des résultats en fonction de leur qualité et pertinence.
La difficulté de formater et standardiser le WWW est un obstacle important. Va-t-on voir naître une nouvelle branche sémantique du WWW qui évoluera en parallèle avec le WWW anarchique actuel? Le moteur de recherche de Google sera-t-il capable de s’adapter au Web sémantique?
La dernière danse de Google n’est pas pour demain, mais pourrait arriver tôt ou tard…
























